Sous les pavés, la Terre

Par les temps qui courent et les moyens technologiques dont nous disposons aujourd’hui, il n’est plus possible de NE PAS SAVOIR.
Les alertes, émissions, documentaires, reportages sur l’inévitable (R)évolution se multiplient, témoins de la mutation en cours et à venir.
Exemple, ce film de Thierry Kruger.

Vous avez 1h30 devant vous ? Faites-vous du bien !

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Message subliminal (!) n°2

Le 23 décembre dernier, lors de notre dernier Marché des Filles de l’année, parce que Noël était si proche, parce que nous avions envie de rêver avec vous, nous avons glissé notre message subliminal (!) n°2.

Nous nous sommes fait le plaisir de projeter à qui le voulait un conte qui n’en est pas un, une histoire qu’on a du mal à croire vraie, une leçon qui vaut toujours, qui vaut plus que jamais tant nos campagnes sont menacées par des modes de vie, de consommation, agriculturels et industriels peu scrupuleux.

Gardez vos noyaux. Tous. En particulier les noyaux de fruitiers. Et semez. Tous azimuts. La nature, dans sa grande perfection, fera le reste.
Vous, vous aurez fait votre part de colibri, et aurez contribué à nourrir le monde.

Quoi de plus satisfaisant ?

 

Bio ou bio ?

Pour ceux d’entre vous qui vous ne connaîtraient pas encore l’excellente revue KAIZEN, issue du mouvement des Colibris, voici un petit exemple de ce que l’on peut y trouver : de l’info, de la vraie, sur des sujets qui nous intéressent.

Vous pouvez aussi lire cet article dans sa version originale, sur la page dédiée du site de KAIZEN (clic).

Comment différencier la Bio, du bio industriel ?

À l’heure où s’ouvrent les premiers États généraux de l’alimentation ce 20 juillet, la perspective de créer une filière agro-alimentaire durable fait débat. Si la voie des produits biologiques semble la plus adaptée, toutes les filières bio ne se valent pas. Alors que la Bio se définit comme un projet global, le bio industriel tente de s’emparer du marché. Enquête.

« Le modèle de la grande distribution est incompatible avec la Bio », revendique Claude Gruffat, dans son ouvrage Les dessous de l’alimentation Bio (Ed. La mer salée, 2017). Pourtant, le bio de la grande distribution domine 45 % de part de marché, contre 37 % pour les filières spécialisées (La Vie claire, Biocoop, Les Nouveaux Robinsons, etc.) et 18 % pour les circuits courts (AMAP et vente direct)1. Dans ce contexte dominé par les plus grands, de plus en plus de voix s’élèvent chez les petits producteurs, militants et consommateurs, pour dénoncer les industriels qui se lancent dans la vente de produits biologiques, au détriment des valeurs paysannes (respect de la nature, solidarité entre producteurs, autonomie alimentaire, diversité des cultures et des élevages, etc.).

Même si l’enseigne Carrefour affiche sa volonté de créer « Le Bio… pour tous ! » et la filiale Auchan celle de « rendre le bio accessible à tout un chacun » (nous n’avons pas obtenu de réponse sur leurs perspectives pour 2017), les professionnels engagés critiquent le manque de cohérence entre le bio industriel et ses critères sociaux et environnementaux. « La grande distribution achète des produits qui ont fait le tour du monde pour arriver dans l’assiette du consommateur Français. Ce n’est pas cohérent sur un plan environnemental, mais aussi social, parce qu’en général c’est fait sur le dos de gens qui sont payés moins de 2€ par jour à l’autre bout de la planète. », explique le directeur de Biocoop, Claude Gruffat. En proposant des tomates et des fraises en hiver dans les grandes surfaces, la grande distribution répond davantage à une demande, plutôt qu’à des critères éthiques. De plus, le label bio européen a assoupli ses critères depuis sa création en 1999, en autorisant notamment 0,9 % d’OGM dans les produits bio, des traitements médicamenteux (trois par an maximum pour les poules pondeuses par exemple), et la mixité – bio et non bio – des exploitations2.

« Aujourd’hui, une ferme de 1000 vaches en bio, c’est possible », s’alarme le directeur de la coopérative Norabio dans les Hauts-de-France. Si les nouveaux industriels du bio s’arrêtent aux normes fixées par le cahier des charges européen, des projets de très grandes envergures en bio peu soucieux des normes environnementales et sociales, pourraient en effet voir le jour. Les défenseurs de l’agriculture paysanne et locale s’inquiètent ainsi de voir, à terme, les procédés de l’agriculture conventionnelle appliqués au bio, avec la mécanisation accrue de la production et la pression de la grande distribution pour la standardisation des produits3. « Les progrès technologiques et industriels vont de pair avec, soit une baisse des qualités gustatives des aliments, soit une standardisation-homogénéisation des produits, soit encore la disparition, la raréfaction ou le remplacement par des substituts industriels des produits artisanaux (fromages, charcuteries, pain, etc.) », analysait déjà Jean-Pierre Corbeau, professeur de sociologie à l’Université François Rabelais de Tours au XVIIe congrès de l’AISLF (Association Internationale des Sociologues de Langue Française) en 2004.

Bio industriel

© FNAB

La guerre des prix

« Le rôle du distributeur a un impact extrêmement important dans le mode de production », souligne Claude Gruffat. En effet, dans l’ouvrage Les coulisses de la grande distribution (Ed. Albin Michel, 2000), Christian Jacquiau affirme que 97 % des produits alimentaires passent par 5 réseaux de distribution : Carrefour-Promodès, Lucie (centrale d’achat commune à Leclerc et à Système U), Opéra (centrale d’achats regroupant Casino-Cora, mais aussi Franprix, Leader Price, Monoprix-Prisunic), Auchan, et Intermarché. Leur position de domination leur permet de négocier des prix à la baisse. Les producteurs, soumis à cette pression, industrialisent leurs méthodes de production pour d’accroître leurs rendements afin de faire des économies d’échelle (voir Kaizen 6).

Selon les études de l’Agence Bio, en 2014 « près de 9 Français sur 10 ont consommé des produits bio au moins occasionnellement, et 6 sur 10 régulièrement »4. La grande distribution saisit ainsi un marché en pleine croissance, mais n’est pas préparée à cette demande car les surfaces agricoles manquent (4 % d’entre elles seulement sont consacrées au bio en France). Alors, au lieu de construire petit à petit des partenariats avec les filières françaises, elles importent des produits de l’étranger. La grande distribution construit donc un bio « qui vient d’ailleurs » selon les mots de Mathieu Lancrix, directeur de Norabio.

Stéphanie Pageot, présidente de la Fédération Nationale d’Agriculture Biologique (FNAB) rappelle que « de nouveaux acteurs arrivent et sont tentés de s’engager dans une guerre des prix. Mais il faut qu’ils fassent la guerre du prix le plus juste, pas celle du prix le plus bas ! ». Faire appel à des travailleurs à l’étranger permet de baisser le prix des produits bio. Comment déterminer alors un prix juste ? En suivant les principes du commerce équitable et de l’économie sociale et solidaire, selon les acteurs de la Bio. Ainsi, la marque “Ensemble pour plus de sens”, créée en 2000, rebaptisée depuis “Ensemble, solidaire avec les producteurs”, privilégie l’adaptation aux conditions de production pour ajuster les tarifs : « Chaque année, en fonction des aléas climatiques et des rendements obtenus, les prix des produits peuvent varier à l’intérieur d’une fourchette. Ils sont garantis par contrat sur trois ans avec un plancher et un plafond », explique François Péloquin, agriculteur bio et gérant du GIE Ferme de Chassagne, en Charentes.

« Il faut recréer du lien entre les différents acteurs », ajoute Stéphanie Pageot. Décidés à réagir, les différents acteurs de la Bio se regroupent de plus en plus pour anticiper la concurrence des filières industrielles. « Il y a un risque qu’ils fassent pression sur les prix. C’est pour cela que nous devons organiser les filières : gérer la surproduction et s’organiser avec les distributeurs », explique le directeur de la coopérative Norabio basée à Gondecourt, qui regroupe 140 producteurs de fruits, légumes et céréales Bio.

Bio industriel

© FNAB

La Bio défend un projet politique, économique et social

À la différence du bio industriel, la Bio entend ainsi respecter la terre, son rythme et ses saisons tout en garantissant une justice sociale pour les travailleurs, mais aussi créer une plus grande autonomie alimentaire et permettre l’accès à une nourriture de meilleure qualité. C’est pour être fidèle à ces principes que certaines filières spécialisées (Les Nouveaux Robinsons, Biocoop…) s’engagent à ne pas laisser, par exemple, de trace d’OGM dans les produits bio, ou à limiter le transport par avion.

Toujours dans la perspective de renforcer les critères de la Bio, la FNAB a créé en 2010 un nouveau cahier des charges français, Bio Cohérence, (ses produits sont disponibles dans les magasins bio engagés et chez certains producteurs) qui s’ajoute à la réglementation européenne et renforce ses critères : il garantit ainsi une nourriture 100 % bio, cultures et élevages confondus, interdit les OGM ainsi que l’élevage hors-sol, et privilégie la vente directe. Il s’ajoute à la liste des cahiers des charges privés comme celui de l’association Nature & Progrès, ou de Déméter pour l’agriculture biodynamique.

« La vigilance du consommateur, c’est d’imposer et de demander que les valeurs qui encadrent la Bio, telles qu’on les a connues dans les réseaux spécialisés jusqu’à maintenant, soient aussi conservées par la grande distribution », préconise Claude Gruffat. Si aujourd’hui les filières internationales n’ont pas pris plus d’ampleur, c’est grâce au consommateur, qui privilégie à 71 % les produits français, selon l’Agence Bio. « La concurrence internationale reste cependant forte. Nous avons tiré la sonnette d’alarme dans les années 1990 et, les consommateurs ont commencé à boycotter les produits venus de Chine, des pays de l’Est ou du Canada. », rappelle François Péloquin, agriculteur bio en Charente.

Il s’agit donc de garder l’esprit critique, en choisissant des produits de saison, bio et locaux. En espérant qu’ « avec les consommateurs, les petits ruisseaux feront les grandes rivières », conclut Claude Gruffat.

1 Chiffres de l’Agence Bio, 2016.

2 Le bio s’use-t-il ? Analyse du débat autour de la conventionalisation du label bio, Geneviève Teil, p.102-118, 2012.

3 Les évolutions des exploitations agricoles bio, Denise Van Dam et Jean Nizet, Revue économie rurale, 2014. 

4 Voir les études de l’Agence Bio.

Par Léa Dang

 

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Petites recettes entre ami.es

Quand-même, y en a qui ont de la chance…
Ils réservent comme ça, au hasard, histoire de se mettre un peu au vert, un hébergement sympa chez l’habitant, et, devinez quoi ? Ils tombent chez Nathalie, à Fleur des Champs.

C’est tout un programme : ils commencent par tomber sous le charme de leur hôtesse.
Ensuite ils découvrent les lieux :

Et comme si tout ça ne suffisait pas à les rendre heureux, Nath leur concocte aussi de bons petits plats.
Et vous savez quoi ? Quand son potager ne fournit pas, elle s’approvisionne au Marché des Filles qu’en bonne voisine, elle fréquente assidûment.
Du coup, c’est nous qui avons de la chance. Surtout qu’elle partage ses recettes. En voici une, simple et excellente, pour le froid qui vient :

Soupe bio aux céréales et légumes secs 

    1. Faire tremper la veille les légumineuses (lentilles, pois cassés, haricots blancs ou rouges, etc., du Marché des Filles)

  1. Faire revenir un oignon du Marché des Filles dans de la matière grasse
  2. Couper en petits morceaux différents légumes de saison du Marché des Filles
  3. Rajouter les légumineuses rincées et égouttées et les céréales bio (quinoa, sarrasin, millet, etc.)
  4. Mettre de l’eau, laisser mijoter 1 à 2 heures
  5. Au moment de servir, saler selon convenance, rajouter du fromage rapé, de la crème fraîche, ou autres, bio.

PS : Les amateurs de petits lardons (euh… bio) peuvent se lâcher…

 

Nathalie et les Filles du Marché vous souhaitent bon appétit !

 

Vendre ou soigner ?

vendre ou soigner ?

En complément du message subliminal (!) du 4 novembre au Marché des Filles, voici pour les plus curieux, un documentaire radiophonique label France Culture sur certaines dérives de notre médecine, qui justifieraient que nous y regardions à deux fois avant de nous confier corps et âme à ses adeptes et que nous nous réapproprions la capacité à veiller à notre santé par nous-mêmes.

55 petites minutes d’attention pour un sujet qui nous touche de si près, est-ce trop s’octroyer ?

 

Bonne émission !

 

Les filles et leurs messages subliminaux (!)

Chers amis du bon pain et autres ingrédients de notre santé,

Vous êtes de plus en plus nombreux à vous abonner à notre blog, ce qui nous réjouit beaucoup. Cela signifie en effet qu’un nombre non négligeable de personnes se retrouvent non seulement dans notre approche de la panification mais plus généralement dans notre vision du vivre et du faire ensemble.

Nouveau lecteur, tombé ici par hasard (vous avez dit hasard ?), vous êtes exactement au bon endroit. Retroussez vos manches et construisons ensemble le monde dans lequel nous voulons vivre. Pas forcément à la truelle. Il y a des activités plus tranquilles qui favorisent la mutation de notre environnement. Par exemple, troquer votre déambulation hebdomadaire au rayon « produits frais » du supermarché par une balade au Marché des Filles.

Qu’en dites-vous ?

Cet acte apparemment anodin a de multiples conséquences sur nos vies :

  • Passons sur l’impact d’une alimentation bio sur notre santé, vous en êtes conscients.
  • Vous soutenez par chacun de vos achats un agriculteur de votre pays, autrement dit votre voisin, l’aidez à se sortir de l’étau dans lequel la grande distribution voudrait le maintenir. Vous agissez ainsi en faveur d’une autre économie, propre, humaine, solidaire, et bien réelle.
  • Vous boycottez en même temps les produits étiquetés bio de la grande distribution, qui, outre qu’ils sont issus d’exploitations industrielles à l’éthique opaque, y sont vendus avec une marge injuste et injustifiée, renforçant l’idée répandue que le bio est réservé aux nantis, ce qui est faux. Ne fréquentant pas ce rayon des grandes enseignes, vous arrêtez de cautionner cette imposture, d’enrichir ceux qui n’en ont pas besoin, et obligez les acteurs de l’économie conventionnelle à revoir leur copie.
  • Vous profitez du soleil dans l’agréable environnement de la ferme, s’il pleut vous vous calfeutrez dans le fournil/boutique encore tout chaud de la cuisson de la dernière fournée, vous rencontrez vos voisins, vous partagez de jolis moments, vous rentrez content chez vous. Ça aussi, c’est de la nourriture, de la bonne, celle du coeur.
    En plus vous achetez ce que la saison et le terroir vous offrent à ce moment-là, et avec ça vous allez pouvoir/devoir exercer votre créativité culinaire. Que d’ avantages !
  • Pour parachever le tout, vous profitez au passage des messages subliminaux (!) que les filles vous font subrepticement passer : des petits flashs d’éveil de conscience sous de multiples formes : vidéos, lectures, petites conférences, mini-ateliers, tout ça pendant votre marché, entre salades et fromage, à la bonne franquette.

Samedi dernier, par exemple, Eva Doublet, fidèle adepte du Marché et spécialiste des soins aux huiles essentielles, a installé son pupitre dans le fournil et, devant un auditoire fort attentif, nous a éclairés sur l’aromathérapie et son usage au quotidien.

Avec en point d’orgue, une démonstration d’aromatouch des mains :

Très instructif et convivial intermède, dont tout le monde est ressorti ravi et un peu plus riche de connaissances. Voilà précisément l’intention de nos messages subliminaux (!)

Voyez à quoi mène le bon pain ! La vie nous réserve de ces surprises…

Au plaisir de construire le nouveau monde avec vous, chers amis !

PS : Pour ceux d’entre vous qui souhaitent s’accorder le temps d’approfondir le sujet de la pratique de la médecine dans nos pays et de l’intérêt de reprendre la maîtrise de notre corps et de notre santé, un petit bonus d’une heure en cliquant ICI.

Nouveau rendez-vous bio en pays surgérien

Samedi 23 septembre,

c’est le grand saut !

voit le jour et se tiendra au fournil de la ferme Saint-Germain,

tous les samedis de 9 à 13h

 

Le pain de Mathilde vous y proposera comme d’habitude ses pains, brioche et biscuits.
La ferme Saint-Germain ses farines et légumes secs
Aurore ses légumes frais, poulets et œufs,
Sébastien ses miels et autres produits des abeilles

Vous y trouverez aussi des tisanes, des fruits, et d’autres choses, selon l’approvisionnement et la saison.

Et puis, autant que vous soyez dans la confidence, il y aura, de temps en temps, des surprises

Apéro d’inauguration au fournil
ce samedi 23 septembre

Nous avons hâte de vous y retrouver, et tous les samedis suivants.

Parlez-en abondamment autour de vous, les amis. Les bonnes nouvelles, ça  se partage !